Merci à Mme Le Conte et M. Boudoua pour ces quelques heures de réflexions communes sur des sujets, au combien importants, qui constituent l'essentiel du travail des enseignants !
Pas de labo de maths ce jeudi, Mme Le Conte étant absente.
Session du Labo de maths consacrée à la lecture d'un des articles de Y. Chevallard, datant de 2001, portant sur les grandeurs et l'histoire de leur enseignement (leur abandon au profit des nombres, et les conséquences de cet abandon en terme de pertes de technologies chez les enseignants, et donc chez les élèves. Référence : "Les grandeurs en mathématiques au collège - Partie 1 - Une Atlantide oubliée"
Pas de labo pour cause de commission pédagogique d'un des participants.
Retour du Labo ! Etaient présents Mme Le Conte et MM. Boudoua et Auroy.
Discussion sur les différences entre pédagogie et didactique, en reprenant le nom "pédagogie" depuis son sens original, à savoir "l'esclave qui menait les enfants à l'école".
Examen très superficiel des dernières nouveautés et nouvelles idées émises dans la T.A.D. suite aux travaux des années 2019 et 2020 par Y. Chevallard et son équipe de collaborateurs.
Pas de Labo, Mme Le Conte étant souffrante.
Pas de Labo cette semaine, M. Auroy étant absent et Mme Le Conte en rattrapage de cours.
Pas de Labo cette semaine, Mme Le Conte devait rattraper un cours avec une classe.
Examen d'une présentation réalisée par un des auteurs du PER sur l'étude des cas d'égalité des triangles en cycle 4. L'intérêt de cette présentation a été double :
Heure de labo annulée pour cause de manque de salle (les salles C105 et B203 étaient inhabituellement occupées suite à des déplacements de cours).
Cette session s'est déroulée avec Mme Le Conte , A. Boudoua et D.Auroy.
Session prévue à l'origine sur l'étude du PER sur les cas d'égalités des triangles, mais qui a débuté sur l'analyse d'une évaluation sur la proportionnalité, donnée par Mme Le Conte à ses élèves de niveau 5ème. Cette discussion s'est prolongée toute l'heure et a porté sur les points suivants :
Pas de Labo cette semaine pour cause d'abscence de D.Auroy.
Cette session s'est déroulée avec Mme Le Conte , A. Boudoua et D.Auroy. L'étude des pages 21 et suivantes du document était à l'ordre du jour. Nous avons pu constater qu'elles suivaient exactement l'ordre logique des pages précédentes : le résultat sur la somme des angles d'un triangle rectangle est prouvé grâce aux triangles égaux qui apparaissent lors du partage d'un rectangle en deux selon une de ses diagonales ainsi qu'à la présence d'angles droits dans un rectangle.
Le corollaire de cette propriété, à savoir la présence de deux angles complémentaires dans un triangle rectangle, se fait naturellement quasiment simultanément avec l'administration de la preuve de la propriété précédente.
Cela permet la généralisation du résultat sur la somme des angles d'un triangle quelconque, qui vaut aussi deux angles droits, par découpage de ce triangle en deux triangles rectangles grâce à une de ses hauteurs.
Nous avons aussi noté l'apparition possible, en cours de recherches, de l'inégalité triangulaire, à laquelle l'enseignant doit veiller afin de pouvoir l'exploiter au besoin.
Cela marque la fin de l'étude de cette première partie du document. Il reste à étudier l'étude de la symétrie centrale et de ses propriétés, qui devrait cloturer ce qui peut être enseigner au niveau 5ème.
Cette session s'est déroulée avec A. Boudoua et D.Auroy (Mme Le Conte ayant rendez-vous avec des parents d'élèves).
Nous avons analysé les commentaires faits sur la session précédente pendant une grande partie de l'heure. En fin d'heure, nous avons évoqué un cours auquel A. Boudoua avait assisté et sur lequel il avait diverses remarques et questions auxquelles j'ai essayé de répondre étant donné qu'il s'agissait d'un de mes cours (sur les angles) : la discussion a tourné sur une manière possible d'introduire la notion de "mesure d'angle" à des élèves de 5ème n'ayant pas étudié ce chapitre en 6ème à cause du confinement prolongé de l'année 2019/2020, plus particulièrement sur le passage de la grandeur "angle" à la "mesure" d'un angle, qui est un des points essentiels des deux premières années du collège.
Séance de travail sur le PER indiqué le jeudi 07/01/2021. Cette session s'est effectuée à trois avec Mme Le Conte, Abelhakim Boudoua et D. Auroy L'attention des participants a notamment été attirée par des questions tantôt théoriques et tantôt pratiques :
Le 4ème cas d'égalité mentionné ici est le suivant :
Deux triangles ayant un angle égal non compris entre deux côtés égaux sont égaux si l’angle est adjacent au côté le « plus court » ou si l’angle donné est égal à 90˚.
Le 1er commentaire qu'on peut faire est que ce cas d'égalité entre des triangles apparaît déjà dans la construction de triangles rectangles, par exemple dans l'énoncé suivant :
Constuire le triangle ABC rectangle en B tel que AB = 3 cm et AC = 5 cm.
En effet, le côté AB est ici le plus petit des trois, AC est le plus grand car l'hypoténuse du triangle, et le l'angle droit en B, adjacent au côté le plus court, permet à tous les élèves de construire des triangles tous égaux. En actes, ce 4ème cas d'égalité peut donc se rencontrer en cycle 4 au travers d'activités de constructions de triangles. Il peut donc aussi être rencontré lorsque le triangle ABC n'est pas rectangle mais où AB, qui est le plus petit des côtés, est donné, tout comme AC et l'angle en B.
Si ce cas d'égalité n'est pas mentionné par les programmes, c'est donc sans doute dû à sa formulation particulièrement délicate. Il n'est d'ailleurs pas du tout certain qu'il soit bien énoncé ci-dessus.
D'une certaine manière, certains PER, si ce n'est tous, sont conçus de manière à faire apparaitre, aux yeux de tous les élèves, certains phénomènes reproductibles. Ces phénomènes doivent être vus comme étant la seule réponse possible à une question cruciale posée. Par ailleurs, cette réponse obtenue par les élèves doit être trouvée à partie des connaissances des élèves, qui doivent apparaitre comme étant limitée, et qu'il faut dépasser pour se sortir du problème posé.
Cet état d'esprit est basé sur les conceptions psychologiques de Vygotsky ("on apprend avec et contre les autres"), et sur les travaux de G. Bachelard ("en sciences, il faut penser contre son cerveau" et ses travaux sur l'axiomatisation et la surrationnalité).
Par conséquent, si l'on peut toujours chercher, et trouver, une théorie derrière ce PER (par exemple, l'axiomatique de Hilbert), elle n'est d'aucun secours pour les élèves qui en ignorent l'existence. Ici, seule compte la théorie déjà en possession des élèves, mais qui {c:red}très souvent n'existe qu'à l'état d'actes particuliers{/c}. Elle est rarement formalisée en mots.
Dans le cas présent, la théorie disponible chez les élèves est leur(s) connaissance(s) sur la symétrie axiale, datant de l'école primaire, au cours de laquelle les élèves ont manipulé (par pliages d'abord, puis par papier calque) des objets afin de leur donner un mouvement particulier permettant de les placer dans une orientation "en miroir" par rapport à l'objet de départ.
Plus tard, en 6ème, ces même élèves ont appris à "modéliser" la symétrie axiale en se passant du mouvement (fini le pliage et le papier calque : on utilise alors un "{c:red}déplacement{/c}") et en ne s'intéressant qu'à la position de départ et à celle d'arrivée, cette dernière étant construite avec les instruments de la géométrie. C'est l'occasion d'introduire ou d'utiliser des {c:violet}égalités de grandeurs{/c} (longueurs, surfaces, angles), des propriétés de {c:violet}conservation{/c} de ces longueurs, ainsi que {c:violet}la notion de médiatrice d'un segment{/c} comme étant l'axe de symétrie unique pouvant exister entre deux points.
Séance annulée pour raison personnelle.
Début de l'étude du P.E.R. concernant les cas d'égalité des triangles. Comme pour le PER des nombres relatifs, ce document de près de 60 pages nécessite une lecture progressive et minutieuse. Ses concepteurs (le groupe de travail de Marseilleveyre de 2017, alors sous l'autorité de l'IFé de Lyon) ont développé tout ce qui concerne les cas d'égalités des triangles, et l'étude des triangles semblables, tout cela dans un travail qui se déroule en deux parties :
Un travail considérable, détaillé et théoriquement pointu.
Début de l'étude du Parcours d'Etude et de Recherche (P.E.R. fait par le groupe de travail didactique de Marseilleveyre et expérimenté plusieurs fois déjà dans cet établissement avec succès) sur les nombres relatifs que Célia et Didier comptent utiliser en 5ème pour introduire ces nombres.
Traditionnellement, et à tort, les nombres relatifs sont souvent illustrés par des températures négatives. L'erreur des enseignants qui utilisent cette "méthode" est de négliger le fait que les températures ne sont pas des nombres : en effet, les températures sont des grandeurs "repérables" et non "calculables". Elles ne sont pas accessibles directement (on ne peut pas isoler un degré et en avoir un accès directement sans l'utilisation d'un appareil dédié).
Ainsi, utiliser les températures base cet enseignement sur un mensonge et constitue aussi une erreur didactique importante car les opérations ne sont pas définies sur les températures :
C'est sur ces considérations que le groupe de Marseilleveyre a décidé de remettre l'enseignement des nombres relatifs sur des bases réellement mathématiques, en passant par les notions de programmes de calcul et de classes d'équivalences.
Ce travail va se poursuivre sur plusieurs séances car le document à étudier n'est pas simple et demande d'être lu avec beaucoup d'attention.
Heure de labo annulée exceptionnellement pour raison administrative ou pédagogique.
Retour critique sur l'évaluation donnée en 5ème par Célia avant les vacances.
Pas de labo.
Suite de la discussion sur comment faire naître, en 5ème, le besoin du calcul littéral et de l'algèbre. Quelques commentaires sur les différents types d'algèbre qui sont apparus dans l'histoire des mathématiques et sur le passage de l'algèbre (comme moyen économique de noter des informations) à l'algèbre comme devenant un outil de calcul, ou de réflexion sur des calculs.
Les quelques pistes entrevues pour faire naitre le besoin ont été :
Etude critique d'une évaluation donnée en 5ème par Célia.
Discussion sur le calcul littéral : faut-il en faire un chapitre particulier ou bien en parler au fil des leçons afin d'en souligner l'intérêt et le besoin. Comment faire naître ce besoin ?
Une piste : la géométrie, à travers les calculs de périmètres, d'aires.
Ce qui suit n'est probablement qu'un début d'une tentative de répondre à cette question. D'autres posts seront certainement écrits là dessus.
La réponse proposée consiste, par exemple, à faire réaliser aux élèves une conversion d'une mesure en m² en dm², ceci sans que le tableau des m² n'ait été ni revu ni enseigné auparavant.
Pré-requis :
Principe :
La fin de cette heure a consisté à évoquer l'éternel chapitre sur les nombres relatifs, et notamment la soustraction des nombres relatifs :
La question a été de savoir s'il fallait passer par une droite graduée pour tenter d'expliquer la différence entre deux nombres relatifs (autrement dit passer par l'équivalent d'un espace vectoriel à une dimension, avec des vecteurs qui peuvent avoir deux sens différents), ou bien se servir de la simple propriété déjà présente dans le savoir des élèves : si \(a−b=c\) alors \(c+b=a\) ?
Le débat est là aussi ouvert et nul doute que nous y reviendrons dans des posts à venir...
Au cours de cette heure, avec Célia, nous nous sommes questionnés sur la notion de "chiffres", "nombres" et "valeurs" sans, je dois vous le dire, aboutir à un véritable concensus.
Ensuite, nous avons abordé le problème, en 5ème, des mesures de surfaces (donc de calculs d'aires) et des conversions entre unités dérivées du m². La principale préoccupation que nous avons mentionné est la suivante :
La première manière correspond plus ou moins à ce qui est généralement montré dans les livres, avec les issues qu'on peut imaginer : savoir dogmatique et inutile, soumission à l'autorité du prof, etc.
La deuxième semble davantage en rapport avec une certaine "dévolution" du problème aux élèves, qui les rend actifs dans leur apprentissages et fait d'eux des chercheurs de solution à un problème précis.
C'est là dessus que nous nous sommes quittés, avec pour objectif de réfléchir à une activité possible avec les élèves allant dans le sens deux la 2ème possibilité.
